Qu'est-ce que l'autisme ?
Bibliographie
Les livres sont classés en ordre chronologique inversé, c'est-à-dire du plus actuel au plus ancien.
Témoignages
- Maman, pas l'hôpital ! A.M.Préfaut, Ed. Robert Laffont, 1997.
Histoire déchirante d'une mère qui a tué sa propre fille autiste. Témoignage bouleversant d'une descente aux enfers, de la souffrance extrême d'une jeune femme autiste d'une vingtaine d'année et de sa mère qui n'a pu trouver d'autres solutions pour arrêter cette souffrance que la mort. Nous nous permettons un avertissement aux parents : c'est un livre assez dur à lire d'un point de vue émotionnel.
- A real person, life on the outside. G. Gerland, Souvenir Press, Londres, 1997.
Nous espérons sa traduction la plus rapide possible en français. Ce livre est un récit bouleversant des difficultés immenses que Gunilla Guerland a connu dans son enfance pour essayer de ressembler "aux autres"; en fin de compte, il fallait qu'elle reste elle-même, et se fasse admettre comme une personne avec toute sa "réalité".
- Penser en images et autres témoignages sur l'autisme. T. Grandin, Odile Jacob, 1997.
L'autisme, après des années de recherches scientifiques reste toujours un mystère. Que se passe-t-il vraiment dans la tête d'une personne autiste ? Où situer la frontière entre le normal et le pathologique? A mi-chemin entre l'essai et le récit autobiographique, cette étude sur l'identité autistique nous éclaire sur les formes d'intelligence propres aux autistes.
- Quelqu'un quelque part. D. Williams, Ed. J'ai lu, 1996.
La suite du livre "Si on me touche, je n'existe plus". Analyse plus riche et approfondie du vécu de l'auteur. Etonnant.
- Ce que l'image ne dit pas. A. François, Ed. Albin Michel, 1995.
C'est un roman qui a une valeur de témoignage. L'auteur s'est visiblement inspirée d'une histoire vécue. C'est l'histoire d'un combat de mère qui garde l'espoir de guérir sa fille autiste, emmurée dans son silence, sauvage mais heureuse. C'est aussi l'histoire d'une relation entre ce couple mère-fille et un cinéaste venu s'installer dans sa maison, le temps de filmer un documentaire sur l'autisme. Ce roman est écrit par une talentueuse romancière belge, auteur de "Nu-tête".
- Surtout ne me dessine pas un mouton. F.Lefèvre, Ed.Stock, 1995.
La suite du "Petit prince cannibal" avec l'enfant autiste qui s'entretient avec sa mère au sujet de "mon cerveau" : l'autisme expliqué par un jeune garçon de onze ans.
- Ma vie d'autiste. T. Grandin, Odile Jacob, 1994.
Le parcours exceptionnel d'une femme autiste. A six mois, on découvrit qu'elle était autiste. Sa famille voulut s'en occuper elle-même. Des années plus tard, se jouant du verdict des expert, elle fit des études supérieures et devint conceptrice d'équipement agricole.
- Moi, l'enfant autiste. J. et S. Barron, Plon, 1993.
Quand Judy et Ron, son mari, apprirent que leur fils Jean était autiste, aucun espoir de guérison ne leur fut exprimé. Judy et Sean, qui travaille aujourd'hui comme employé dans un centre de rééducation, témoignent de leur expérience.
- Si on me touche je n'existe plus. D Williams, Laffont,1992 ou J'ai Lu,1993.
Témoignage personnel sur la lutte que doit mener un autiste pour surmonter son handicap et les souffrances engendrées par l'incompréhension et l'ignorance des autres, ce livre émeut autant qu'il dérange.
- Le petit prince cannibal. F.Lefèvre, Actes du Sud, 1990.
Françoise est écrivain et mère de Sylvestre, enfant autiste qu'elle veut à tout prix sortir de son enfermement. Un combat quotidien, une relation mère-fils déchirante et déchaînée. Sylvestre sourira un jour, parlera et entrera dans le monde.
- Cati ou les sentiers de la vie. D. Herbaudière, Belfond, 1991.
- Cati, une adolescente autistique. D. Herbaudière, Fleurus, 1981.
- Cati ou l'enfance muette. D. Herbaudière, Mercure de France, 1972.
Ces trois livres se suivent et relatent tous les efforts d'une maman, Denise, pour éduquer sa fille autiste, Cati. Ces récits sont fidèles à leur réalité et témoignent autant des réussites que des échecs dans les différents apprentissages de Cati. Ces livres suscitent également notre propre réflexion par rapport à la juste mesure d'une bonne prise en charge éducative.